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L’agriculture est l’activité économique principale de la Mésopotamie antique. Il faut en réalité trajectoires familiales et espaces de vie en milieu urbain PDF deux agricultures mésopotamiennes, correspondant à deux grands domaines écologiques, que recouvrent largement des oppositions culturelles. En l’absence de fouilles en milieu rural, notre connaissance de l’agriculture de la Mésopotamie antique repose essentiellement sur les textes anciens, notamment les nombreux actes de la pratique concernant des ventes de champs, des contrats d’exploitation ou des prêts à destination d’agriculteurs, ainsi que l’abondante documentation retrouvée dans les bâtiments administratifs des palais et temples des cités mésopotamiennes. La Mésopotamie est un espace peu propice au développement d’une agriculture prospère, en particulier sa moitié sud qui est un espace très aride aux sols pauvres.


Les ensembles régionaux de l’agriculture mésopotamienne antique. Le Tigre coulant dans les plateaux de la région de Mossoul de nos jours, en Haute Mésopotamie. Palmeraie dans la basse vallée de l’Euphrate de nos jours. Le premier a un cours d’environ 2 800 kilomètres, et le second 1 900 kilomètres. Leur régime est de type pluvio-nival, les hautes eaux ayant lieu au printemps à la suite de la fonte des neiges et aux pluies qui tombent en Haute Mésopotamie.

D’autres cours d’eau coulaient en Mésopotamie, des rivières qui se jettent dans le Tigre et l’Euphrate. Les affluents du premier sont issus du Zagros : du nord au sud le Grand Zab, le Petit Zab et la Diyala. La Mésopotamie est un espace majoritairement plat, constitué de plaines et plateaux. Le climat de la Mésopotamie est marqué par des étés très ensoleillés, chauds et secs durant lesquels l’évapotranspiration est très forte et des hivers relativement froids, séparés par des saisons intermédiaires courtes. Les précipitations sont en général faibles : six mois de saison sèche en moyenne dans la partie nord, neuf mois voire plus dans la partie sud. C’est en revanche en Mésopotamie méridionale et centrale que se développe le palmier-dattier, qui supporte bien les grandes chaleurs et les sols salins.

Les sols de Mésopotamie sont pour la plupart des sols fins caractéristiques des milieux arides, proches de la roche-mère, et donc peu fertiles. La mise en valeur du milieu mésopotamien pour l’agriculture est donc passée par plusieurs aménagements et la mise au point de pratiques agricoles visant à exploiter au mieux ses potentialités et à réduire ses risques. La Mésopotamie antique a donc fait l’objet d’aménagements importants qui ont profondément modifié son paysage, en premier lieu la constitution de réseaux d’irrigation de la partie méridionale, où l’apport d’eau des fleuves était nécessaire à la croissance des cultures. Rigole d’irrigation dans l’Irak de nos jours, région de Bagdad. Les plus grands partaient directement des cours d’eau, et servaient de base à un réseau hiérarchisé de canaux de taille décroissante, jusqu’aux rigoles d’irrigation. Le système pouvait aussi comprendre des canaux surélevés et parfois des aqueducs, en fonction du relief.

Des mécanismes régulateurs étaient en place pour contrôler l’écoulement et le niveau de l’eau, notamment des bassins qui pouvaient être fermés. L’irrigation pouvait également s’effectuer depuis des puits dans les régions moins bien drainées. La structure fondamentale à ce niveau est le muballitum, mécanisme servant à contrôler la diversion de l’eau de la rivière et à contrôler niveau du canal. Tablette portant le plan d’un terrain, Umma, Ur III. Divers documents cunéiformes comportent des descriptions de champs, une centaine présentant également des plans.

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