Trois chants afro-brésiliens PDF

On ne saurait limiter la musique brésilienne à la samba ou à la bossa nova : au Brésil chaque région possède une trois chants afro-brésiliens PDF et une culture musicale qui lui est propre. Les folias-de-reis sont des chants et des processions à l’occasion des fêtes de la Nativité. Du même genre, se réclame le baile pastoril, sorte de théâtre. Par aboio, on désigne le chant en rythme libre, modal, de forme descendante et aux degrés disjoints, développé par les vaqueiros, les vachers, lors de la transhumance.


Les deux premières pièces présentées dans ce recueil, ainsi que le refrain de la troisième, ont été composés à partir de trois chants traditionnels afro-brésiliens. Ces chants appartiennent à la tradition du Candomblé, sorte de religion syncrétique née sur la côte atlantique des trois Amériques (Brésil, Cuba, Nouvelle-Orléans, Haïti…) et aujourd’hui répandue partout dans le monde. Ses origines proviennent des plus anciennes traditions africaines, entre autres de l’ethnie Mina. La musique a un rôle extrêmement important dans ce culte, qui se déroule dans des temples connus sous le nom de terreiros. Les instruments utilisés, en plus des voix, sont les trois tambours sacrés, atabaques, et les cloches à jouer avec une baguette, agogo.

Les vachers se déplacent le long de la côte du Nordeste du Brésil, c’est pourquoi l’on retrouve ce genre dans de nombreuses régions, de Bahia au Maranhão. Boi » désigne le bœuf et « boiada », le troupeau. Les techniques vocales utilisées, voix rauque, criée, longues tenues, mélismes, imitent les cris du bétail. Bumba-meu-boi, boi-bumbá ou pavulagem sont des danses du folklore populaire brésilien, avec des personnages humains et animaux fantastiques, qui tend à raconter l’histoire légendaire de la mort et la résurrection d’un bœuf. Joutes poético-musicales exécutées par les repentistas et violeros.

Elles s’appellent aussi desafio et se retrouvent aussi dans le porfia du sud. Le terme capoeira désigne un poulailler en Portugais, mais étymologiquement, on peut aussi renvoyer à la langue Tupi, où ka signifie  forêt . Elle a très vite été réprimée par le code pénal brésilien, de par son pouvoir de rébellion et les capoeiristes étaient emprisonnés. Cette lutte a la particularité de ressembler à une danse à deux faite d’esquives, le but étant moins de toucher l’autre que de l’impressionner par la virtuosité de son jeu. Berimbau désigne la guimbarde en Portugais. Il est issu de la musique du candomblé, religion afro-brésilienne, dans laquelle on utilise trois tambours atabaques, à l’image des trois berimbaus. Mestre Pastinha et Bimba étaient adeptes de cette religion.

Cependant, il n’y a qu’un seul rythme d’atabaque dans la capoeira. La cloche agogo est issue elle aussi du candomblé, dans lequel elle a un rôle primordial puisqu’elle marque d’identité rythmique de base. En comparaison, la clave cubaine est issue de la même racine. Le reco-reco est un idiophone raclé de la même famille que le guiro cubain, et est utilisé dans la capoeira angola. Dans la pratique de la capoeira, on associe à l’art martial d’autres danses comme le maculêlê, danse de bâton inventé dans la région de Santo Amaro à Bahia et la samba de roda. A Recife, la danse du frevo est inspirée par les mouvements accrobatiques de capoeira.

Les rythmes de Pastinha sont São Bento grande, São bento Pequeno, Angola, Santa Maria, Cavalaria, Amazonas, Iuna. On joue aussi Jogo de dentro et Apanha Laranja no chão Tico-tico. Les rythmes sont São Bento grande, benguela, cavalaria, Santa Maria, Idalina, Iuna, Amazonas. Un chant est lancé par l’un des musiciens – généralement le Mestre – et les autres reprennent les refrains. Malgré son nom, le style est en général d’un rythme agité et joyeux, caractérisé par la virtuosité et les improvisations des participants, qui font preuve de beaucoup d’étude, de technique et de la maitrise totale de leur instrument. Ou música caipira, genre rural proche de la musique country.

On y retrouve le dupla caipira sertaneja, duo de chanteurs jouant de la viola. Ngre-re est la musique des indiens Kaiapo qui pratiquent des vocalises lors de rituels ou cérémonies. Il s’agit d’une musique d’appel que seuls certains membres sont autorisés à chanter, souvent en falsetto. Tulé est un rituel joué aux clarinettes du même nom, célébrant une alliance chez les indiens Asurini. Yaunkwa est un rituel agraire et piscicole avec des danses et des chants accompagnés aux flûtes de pan et clarinettes, chez les indiens Enauené-Naué. Rio de Janeiro, elle est à l’origine, une danse africaine. Tom Jobim et Chico Buarque, 1968.

Né en 1957 à Rio de janeiro comme une évolution de la samba plus douce et sans percussions, avec pour figures marquantes, Antônio Carlos Jobim, João Gilberto, Luiz Bonfa, et Baden Powell. Des musiciens tels Egberto Gismonti, Naná Vasconcelos ou Airto Moreira, côtoient les plus grands noms de la scène jazz fusion. Genre populaire né dans les années 1940. Genre né en 1963 sous l’impulsion de Milton Nascimento. Mouvement proche du rock créé dans les années 1960, mené par Robert Carlos. Créé en 1974, c’est une musique de carnaval propre à Bahia à l’origine. Crée dans les années 1980, le funk carioca est un type de musique électronique qui a pour origine les favelas de Rio de Janeiro, dérivé du Miami Bass.

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