Un signe du Destin – A bout de souffle (1) PDF

INTRODUCTION la lettre, ÉlÉment d’une chaÎne La lettre a pour particularité de n’avoir aucune signification, de même elle n’est pas un son qui fait un signe du Destin – A bout de souffle (1) PDF. Ainsi, côté poésie, depuis l’antiquité, fait-elle cause commune avec les mots pour créer des images.


Dean a tout de l’alpha mâle : jeune, beau, riche et intelligent. Même si sa famille est riche, il l’a rejeté pour réussir par lui-même.

Sa vie se résume à son entreprise à laquelle il a dédié sa vie, aux femmes qu’il consomme avidement, enchaînant les relations sans lendemain et à sa collection de voitures et d’œuvres d’art.

Alors qu’il est en passe de décrocher un contrat qui fera décoller la valeur de son entreprise et le fera entrer dans le cercle fermé des Milliardaires, il s’effondre dans son bureau et se réveille à l’hôpital après une presque crise cardiaque.

Cet accident fait entrer Amy, une coach de vie et ancien médecin, qui a la ferme intention de bousculer son mode de vie et lui apprendre à en trouver l’équilibre.

Les premiers poèmes-dessins sont attribués à Simmias de Rhodes, poète grec du 4e siècle avant Jésus-Christ. Ses textes en forme de hache ou en forme d’ailes seraient les premiers poèmes figurés, ancêtres des calligrammes. Le dessin par Rabelais de sa dive bouteille fait aussi partie des exemples célèbres. Tout ceci, néanmoins, était considéré comme de  l’enfantillage . Car si la peinture de chevalet découlait des enluminures, ce n’était pas pour revenir à des mondes en miniature. En poésie, le vers était strict et devait respecter les rimes, les pieds et les strophes. Le poème figuré n’apparaissait que comme un exercice ludique ou une prouesse virtuose.

Cependant, la typographie commençait à prendre sa place et à créer des effets de sens. La rÉvolution mallarmÉenne Au milieu du 19e siècle, le poème en prose et le vers libre, avec Baudelaire, Rimbaud et les poètes symbolistes vont s’affranchir des règles de la poésie classique. En mai 1897, paraît dans la revue Cosmopolis, en onze doubles pages, avec des plages blanches entre les mots et les vers, Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. Mallarmé substitue à l’ordre syntaxique des mots le rythme de la pensée et de la rêverie.

Dans le prolongement de la révolution mallarméenne du vers libre, Marinetti et Apollinaire, notamment, vont développer leurs propres formes d’expression, Marinetti avec ses Mots en liberté nés d’une théorie de l’écriture qui supprime toute syntaxe, Apollinaire avec ses Calligrammes où l’espace et le dessin des mots bouleversent la présentation du poème. Le grand chambardement des arts plastiques Pour être juste, la lettre n’est pas tout à fait absente de la peinture de chevalet. Comme l’écrit Michel Butor :  Des mots dans la peinture occidentale ? Dès qu’on a posé la question, on s’aperçoit qu’ils y sont innombrables, mais qu’on ne les a pour ainsi dire pas étudiés . De Courbet à Matisse en passant par les impressionnistes, les artistes de la modernité ont donné tout pouvoir au visible, l’art étant par essence ce qui ne peut se dire. Chassés d’un côté, le mot et la lettre allaient revenir de l’autre.

L’introduction de la lettre dans les arts plastiques fait partie de ce grand chambardement. La révolution poétique y joue un grand rôle, d’autant que Marinetti et Apollinaire sont tous deux liés de très près au monde des arts plastiques. Un choix d’œuvres, des pistes À expÉrimenter Ce dossier, réalisé à l’occasion de l’exposition De la lettre à l’image destinée aux publics jeunes, propose un éclairage sur les utilisations de la lettre par les artistes. Ainsi, l’introduction de la lettre et du mot dans la peinture se fera tout en douceur avec une œuvre de Raoul Dufy qui ouvre son espace aux signes de la ville moderne, tandis que Picasso les intègre quelques années plus tard comme des indices du réel dans ses tableaux cubistes. Avec Blaise Cendrars et Sonia Delaunay naît le tableau-poème. De la lettre à l’image, une exposition-atelier, Galerie des enfants, du 27 octobre 2012 au 18 mars 2013. Filippo Tommaso Marinetti est très tôt  fasciné par la culture de l’écrit telle qu’elle se manifeste au sein de la ville moderne, à travers l’affiche, le tract politique, la colonne Morris ou l’étalage du kiosque à journaux .

De nombreux manifestes seront publiés par les futuristes dans ces années 1910. Avec son Manifeste technique de la littérature futuriste, publié en mai 1912, Marinetti revendique la destruction de la syntaxe, la suppression des temps des verbes, des adjectifs, de la ponctuation ainsi que la disposition des substantifs sur la page  au hasard de leur naissance , pour suggérer la dynamis, la sensation vitale. C’est dans son ouvrage Zang Tumb Tumb que tous ces partis pris prennent forme et, avant qu’il ne soit publié en mars 1914, Marinetti en déclamera des extraits entiers dans les capitales européennes, Rome, Paris, Londres, Berlin où, souvent, en même temps, seront exposés les peintres italiens. Pour en savoir plus sur Marinetti, consulter le dossier pédagogique Le Futurisme à Paris. Sur You Tube, écouter la lecture de Zang Tumb Tumb. Guillaume Apollinaire publie son premier calligramme, Lettre-océan, en 1914 dans sa revue Les Soirées de Paris. La Mandoline, l’Œillet et le Bambou compte donc parmi ses premiers idéogrammes lyriques.

Le titre donne l’ordre dans lequel le poème est censé être lu, mais le lecteur est libre de le lire comme il l’entend. Formes graphiques et sens s’enrichissent mutuellement. Les trois objets représentés s’inscrivent dans une dynamique : le manche de la mandoline, le bambou et la tige de l’œillet forment un triangle autour duquel s’organisent des formes souples et arrondies. L’œillet, divisé en deux parties, la fleur et la tige, évoque le thème de la féminité, poème d’amour d’un soldat sur le front, désirant un monde nouveau où la sagesse ne viendrait pas des mots mais du nez et des odeurs. Le bambou coupé ramène à un univers plus masculin, par sa forme sans doute mais aussi par les odeurs évoquées. Alcools en 1913, comme Les Colchiques, poème écrit en 1901 selon une forme classique en quatorze alexandrins, qu’il ajoute à ses nouvelles productions.

En 1914, il crée ses premiers calligrammes auxquels il donne pour filiation le vers libre. Mais son but, précise-t-il, n’est pas de détruire, il se veut  bâtisseur . 38 ans, il meurt, en 1918, d’une grippe espagnole. Quelle suite aurait-il donnée à ses calligrammes ?

Apollinaire n’a pas eu de disciple à proprement parler, mais les rapports de complémentarité qu’il a créés entre mots et images ont suscité de nombreuses inventions, tels les poèmes-paysages ou les poèmes-affiches de Pierre Albert-Birot. Sur le site de la revue Persée, consulter le dossier en ligne Du calligramme, synthèse d’une table-ronde organisée à la Bpi. Fauvisme et cubisme : la lettre, fragment de rÉalité Parallèlement à la transformation de l’écriture poétique, des peintres de paysage, tel Dufy qui peint des affiches publicitaires sur le bord de la plage, introduisent dans leurs toiles des lettres et des mots. En 1906, Raoul Dufy, peintre normand amoureux des paysages et des bords de mer, se retrouve avec son ami Albert Marquet à Trouville. Marquet en peint une version, Dufy deux.

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