Une mer entre trois continents : La Méditerranée PDF

La Terre, chauffée par l’impact des corps célestes qui s’y sont écrasés et par la radioactivité de certains minéraux du manteau, se refroidit : c’est ce qui entraine une convection thermique dans le manteau. 67, Avril-Juin 2010, en particulier l’une mer entre trois continents : La Méditerranée PDF de Pierre Thomas, p. La valse des continents », par Patrick De Wever et Francis Duranthon, EDP sciences, 2015, 90 p.


Public : étudiants préparant le Capes et l’Agreg d’histoire-géographie.
Contenu : le manuel de référence conçu par une équipe de 11 spécialistes. Avec cartes, photos, graphiques. Outil indispensable pour préparer les concours

Les pays riverains de la Méditerranée ont profondément changé depuis dix ans et cet espace suscite bien des questions :
– Quels sont les conséquences de l’éclatement de l’Urss en Méditerranée ?
– Quel est le rôle exact de l’Europe pour les riverains ?
– Pourquoi cette mer, synonyme de culture et de loisirs, est-elle encore un lieu d’affrontements et de défis ?

Les auteurs de cet ouvrage, tous spécialistes de la Méditerranée et habitués à la préparation aux concours, ont cherché à présenter le nouveau visage de l’espace méditerranéen. Proposant des analyses étayées et une iconographie abondante, ils montrent ici les nouveaux enjeux cristallisés autour de cette mer qui unit — ou sépare — trois continents inégalement riches et peuplés.

Le mot « collision » est trompeur  parce qu’il suggère un événement frontal, brutal et éphémère, alors qu’il s’agit de l' »affrontemant », lent et durable, entre deux continents convergents, dont l’un se glisse difficilement sous l’autre, une telle subduction impliquant une compression horizontale. A noter qu’il n’est pas nécessaire de préciser quels sont les déplacements respectifs des deux continents, ni par rapport à quels repères : seul compte le déplacement relatif entre les deux, bien qu’on ait tendance à « supposer » immobile le plus grand. Une « collision » continentale se produit quand un continent, séparé d’un autre par de la croûte océanique, vient, du fait de la résorption de celle-ci par subduction sous ce dernier continent, affronter celui-ci. Il n’est pas nécessaire de préciser quel est le continent mobile et lequel est immobile : tout dépend des repères qu’on choisit.

Le même processus affecte aussi, le plus souvent à une échelle moindre, le front de la croûte continentale supposée fixe, également débité en grandes lames, séparées par des plans de clivage en sens opposé. Cet empilement s’accompagne de séismes liés à des ruptures dans la couche fragile, cassante, de la croûte continentale, entre 0 et 15 km de profondeur. Figure 4 : Les deux principaux types de failles : les failles normales et les failles inverses. Il en résulte une circulation d’eau sous pression qui fragilise la roche par  » fracturation hydraulique  » : il se crée une bouillie où la résistance au cisaillement est diminuée, ce qui rend le décollement à ce niveau plus facile. Quand la collision n’est pas franchement frontale, mais oblique et que les croûtes continentales coulissent le long de leur affrontement, des étirements peuvent se combiner aux épaississements. Les sédiments portés par les continents sont aussi affectés par les chevauchements, mais ils le sont surtout par des plissements. III – Aux effets de la collision continentale s’ajoutent ceux d’autres processus.

Mais d’autres processus interviennent dans l’édification d’une chaîne de montagne, pour y participer ou la contrecarrer, sans parler du métamorphisme que subissent les roches du fait des modifications de température et de pression. Il lui faudrait beaucoup plus de temps et on ne trouve pas les énormes dépots de sédiments que cela impliquerait. Cette théorie, selon laquelle les montagnes sont faites d’un empilement de chevauchements charriés horizontalement les uns sur les autres, est maintenant banale et n’est plus discutée, sauf dans ses détails. Apparue à la fin du XIXe siècle elle a été longue à être acceptée par la communauté des géologues encore influencés par une tectonique  » verticaliste « , et réfractaires à la notion de longs déplacements horizontaux d’épaisses masses de terrain. Peach et Horne dans les Highlands en Ecosse, en 1884, et M. Ailleurs dans le présent site l’expression « nappe de charriage » est encore utilisée. Cependant on utilise couramment l’expression « nappe de Gavarnie » pour désigner l’unité chevauchante dont fait partie l’étage supérieur du cirque de Barrosa.

A la fin du XVIIe siècle, le genevois Horace Bénédict de Saussure constate que les roches sédimentaires des Alpes ont été non seulement soulevées mais aussi plissées, donc raccourcies horizontalement. Il en conclut logiquement, en 1784, que le plissement des Alpes, et des chaînes de montagne en général, résulte de « refoulements horizontaux », c’est-à-dire de compressions horizontales. Sa nappe a été rendue discontinue par l’érosion. Cliquer sur l’image pour voir le montage de deux photos en grand format qui permettent de faire des comparaisons avec le cirque de Barrosa. W-NW – E-SE schématique, très simplifiée, des Alpes centrales actuelles,situant en particulier la nappe de la Dent Blanche, réduite aujourd’hui à une klippe formant le massif de la Dent Blanche et du Cervin. Figure c : Vue prise du Mont Fort vers le sud-est. Au premier plan : les Aiguilles rouges d’Arolla.

MARTHALER Michel,  Le Cervin est-il africain ? Il a été décrit par les géologues écossais Peach et Horne, en 1884, dans une publication qui a fortement contribué à faire admettre, par leurs confrères géologues réticents, la réalité de charriages horizontaux, impliqués dans la formation des montagnes, et pouvant dépasser les 100 km. Knockan Crag », montre le contact anormal dans une épaisseur de 3 m. NAPPE DE CHARRIAGE DE GAVARNIE », mise en évidence par le géologue français M.

Elle a nourri beaucoup de croyances farfelues, la proximité des châteaux cathares et la légende du trésor de Rennes-le-Château, tout proche, ayant renforcé le phénomène. En fait il y a une autre inversion, plus conforme à ce que les géologues entendent habituellement par « inversion » : le front du chevauchement esquisse dans le pic de Bugarach un pli couché, avec un flanc normal en haut, mais en bas un flanc dit « inverse » parce que les couches anciennes y sont anormalement en haut et les couches récentes en bas. A noter que le Trias a pu favoriser le chevauchement, en jouant le rôle de « couche-savon ». Dans ce document on trouve la coupe nord-sud ci-dessous, établie en 1933 par le géologue toulousain  M. Pyrénées orientales Corbières, Guides géologiques régionaux, Masson, 1977, p.

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