Vivre la voyance PDF

Description de l’image Rebel Without A Cause vivre la voyance PDF screenshot. Nicholas Ray et sorti en 1955. Il brosse le portrait de la jeunesse des classes moyennes durant les années 1950.


17 ans, s’inscrit à la Dawson High School. Mais très vite il est amené au poste de police pour ivresse sur la voie publique. Lorsque sa mère, son père et sa grand-mère arrivent au poste de police pour le récupérer, les conflits dans la famille de Jim sont présentés. Après une visite au planétarium où les jeunes gens assistent à un discours sur la fin de l’univers, Buzz défie Jim dans un combat au couteau dans lequel ils sont blessés tous les deux. Jim obtient cependant la considération de Buzz, qui lui propose alors de se mesurer à lui dans une course de voiture, course dans laquelle il perdra malheureusement la vie.

Jim, paniqué et menacé par les comparses de Buzz, ne trouvant pas de réponse auprès de ses parents, tente de chercher de l’aide auprès de la police mais sans succès. Buzz, ils se réfugient tous deux dans une vieille maison abandonnée, où ils sont bientôt rejoints par Platon. Retranché dans l’observatoire, Platon se laisse convaincre par Jim et Judy de se rendre à la police, qui l’attend à l’extérieur. Mais quand Platon sort de l’observatoire, il est tué par un agent de police. Les parents de Jim croient d’abord qu’il s’agit de leur fils, puisque ce dernier a prêté sa veste à Platon, mais ils retrouvent finalement Jim sain et sauf, en compagnie de Judy. Société de production et de distribution : Warner Bros.

En 1990, La Fureur de vivre a été sélectionné par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américaine pour être conservé comme étant  culturellement, historiquement ou esthétiquement important . Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Influence de la psychanalyse ou recours plus direct à la tragédie antique, Nicholas Ray retrace le passage à l’âge adulte à travers la résolution du conflit œdipien. On notera donc des événements fondamentaux qui marquent l’accession de Jim dans le monde adulte. Tout d’abord, le duel au couteau, symbole phallique par excellence, puis, plus tard, la mort de Buzz, figure d’autorité. Si Nicholas Ray pose un regard critique sur la jeunesse, c’est avant tout pour dénoncer les vrais coupables : les adultes.

Démissionnaires ou défaillants, on assiste à un véritable éclatement de la cellule familiale. Le père  émasculé , qui porte le tablier de sa femme et se soumet à l’autorité de cette dernière, perd le respect de son fils, qui se retrouve alors sans référence, sans modèle pour sa vie future. Les parents de Platon quant à eux sont totalement absents du récit, remplacés par la bonne. Enfin, les parents de Judy, même s’ils paraissent plus stables et plus unis, rejettent les doutes et les questionnements de leur fille. Jim Stark au poste de police. En manque de modèles, les protagonistes évoluent dans un monde où l’avenir n’est pas des plus optimistes, comme le montre la scène du planétarium. Par réflexe de protection, ils se réfugient alors dans des attitudes régressives, qui ne sont déjà plus de leur âge.

Enfin, on remarque que très vite, les trois personnages principaux tendent à recréer une cellule familiale. Jim, trouve, dans le couple qu’il forme avec Judy, des parents de substitution. Jim, quant à lui, trouve en Judy une figure rassurante de mère protectrice. Si le film de Nicholas Ray s’inscrit encore tout à fait dans le classicisme hollywoodien, il propose une vision et des personnages empreints de modernité. En présentant des figures d’autorité défaillantes et des héros non plus entiers mais partagés entre plusieurs aspirations, emplis de doute et en manque de repères, le réalisateur introduit la figure de l’anti-héros au sein de Hollywood. Si le film de Nicholas Ray est le reflet réaliste d’une époque, il dépasse cependant le contexte temporel, géographique ou social pour s’ancrer dans le domaine du mythe. Le réalisateur fait lui-même appel au mythe, en transposant le récit d’Œdipe dans les années cinquante, apportant ainsi un certain universalisme dans le discours.

Warner Bros sort le film le 27 octobre 1955, presque un mois après la mort de James Dean, dont la disparition à 24 ans renforce le mythe. Dennis Hopper, Natalie Wood, Sal Mineo et Nick Adams. Il deviendra un des films préférés de la jeunesse américaine de l’époque. James Dean devient le symbole des manifestations de la colère de la génération d’après-guerre, illustrée notamment via le rapport conflictuel qu’il entretient avec ses parents. James Dean devient par ailleurs l’exemple d’une génération qui proteste contre la bourgeoisie. Le jeune rebelle est un héros lumineux dont les aventures sont tragiques.

Il porte avec lui la souffrance mais aussi le changement. La jeunesse rebelle est mal à l’aise avec le monde ancien, le monde des pesanteurs, des conservatismes et du matérialisme séduisant. On oscille entre la permanence d’un ancien schéma et les espoirs de la société nouvelle. Les sections  Anecdotes ,  Autres détails ,  Le saviez-vous ?

Au départ, lors de la première tentative d’adaptation du livre, la Warner avait pensé à Marlon Brando dans le rôle principal. Ce n’est que quelques années plus tard que le film sera finalement tourné. C’est Jayne Mansfield qui devait jouer le rôle de Judy. Mais c’est finalement Natalie Wood, moins naïve que le réalisateur ne le pensait au départ, qui eut le rôle. Ce dernier aurait d’ailleurs eu une liaison avec elle pendant un temps. Une liaison découverte par Dennis Hopper, fou amoureux de la jeune actrice, qui prévint dès lors ses parents. C’est le premier vrai rôle pour Dennis Hopper, qui n’avait jusque-là fait qu’une apparition dans le précédent film du réalisateur, Johnny Guitare.

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