Windhoek capitale de la Namibie : Changement politique et recomposition des périphéries PDF

Fondée vers 1844 par Jonker Afrikaner, Windhoek signifie  le coin du vent  en afrikaans. Windhoek depuis 1920 et le mandat sud-africain sur l’ancienne colonie allemande windhoek capitale de la Namibie : Changement politique et recomposition des périphéries PDF Sud-Ouest africain. La présence de sources d’eaux chaudes jaillissant de roches volcaniques garantit un apport d’humidité dans une région aride.


En 1990, la Namibie accédait à l’indépendance et rompait avec le régime d’apartheid hérité de la tutelle coloniale sud-africaine. Porteurs des transformations urbaines les plus visibles, les espaces résidentiels de la capitale, Windhoek, focalisent l’attention : véritables mosaïques de groupes résidentiels, lieux d’expérimentation de nouveaux concepts d’habitat, espaces de renégociation des rapports entre pouvoirs publics et citadins, ces territoires en formation mettent en question les modes de penser et de faire la ville. Fondé sur une relecture inédite de l’histoire urbaine inspirée de l’école de la régulation, cet ouvrage montre comment, de la contrainte au compromis, puis à la négociation, les logiques d’intervention des pouvoirs publics ont façonné les espaces résidentiels. Il souligne en particulier comment de nouvelles formes de ségrégation et de fragmentation se superposent aujourd’hui aux processus hérités de l’apartheid. Examinant les modalités d’accès au sol, la constitution des patrimoines fonciers et immobiliers et la structuration politique des groupes résidentiels, l’auteur met en lumière la manière dont s’acquièrent, se renforcent ou se fragilisent les compétences territoriales des citadins, clés de leur intégration dans la ville.
Confrontant discours et pratiques, effets attendus et impacts réels des politiques et des programmes d’habitat, cette approche propose une grille de lecture du changement social et spatial qui dépasse le cadre de référence post-apartheid.

Boers, de la colonie du Cap, construisent une église en pierre pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes et servant également d’école. En 1878, le Royaume-Uni annexe les îles et les côtes autour de Walvis Bay, et les incorpore à la colonie du Cap en 1884, mais ne s’intéresse pas à l’arrière-pays. Dès le début de son histoire, les populations blanche et noire vivent séparées. Avec l’afflux de la population rurale et l’augmentation de l’immigration, principalement en provenance de l’Empire allemand et de l’Afrique du Sud, la population passe à environ 11 000 habitants en 1916. L’ère coloniale allemande se termine à Windhoek en mai 1915, pendant la Première Guerre mondiale. Les troupes sud-africaines, sous drapeau britannique, occupent la ville.

La population allemande devient de plus en plus insignifiante dans la période d’après-guerre. 1930, et de nouveau après 1955, de grands projets sont réalisés comme l’asphaltage des routes et la construction de barrages et de pipelines pour répondre à la demande croissante en eau. Un certain nombre d’écoles et d’hôpitaux sont également construits dans le cadre d’un système de ségrégation raciale. De nombreux dirigeants comme Sam Nujoma, Moses Garoëb, ou encore Clemens Kapuuo y ont participé. Immédiatement après le soulèvement, entre trois et quatre mille habitants quittent leurs maisons par crainte de nouvelles émeutes policières. Les structures de la vie sociale de l’ancien quartier, Old Location, sont détruites jusqu’à sa fermeture définitive en 1968, pour devenir le nouveau quartier de Hochland Park.

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